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30.11.2007

NICOLAS SARKOZY ET LE POUVOIR D'ACHAT

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Record d'audience hier soir pour l'intervention de Nicolas Sarkozy à propos du pouvoir d'achat : 19 millions de téléspectateurs, annonce lefigaro.fr. Un score à la hauteur de l'attente des français dans ce domaine.

Les propositions du Président peuvent être regroupées dans quatre ensembles distincts, ainsi que le font lesechos.fr, dont je trouve le compte-rendu à la fois succinct et clair :

- Déblocage exceptionnel de la participation :

Le chef de l'Etat a annoncé le déblocage exceptionnel de la participation dans la limite de 10.000 euros par salarié. La mesure sera temporaire et les montants ne seraient pas imposés. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, avait autorisé un déblocage exceptionnel. Les partenaires sociaux ne devraient pas être favorables à cette mesure. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui n'ont pas l'obligation de verser de la participation, les chefs d'entreprise pourront verser une prime, qui sera alors exonérée de charges sociales. 

- Paiement des jours de RTT non pris :

Nicolas Sarkozy a annoncé la possibilité, pour les salariés disposant de jours de RTT, de négocier directement avec leur employeur, probablement à compter du 1er janvier 2008, le paiement de ces journées. Cela constitue un changement majeur, de telles mesures étant en général soumises à un accord collectif d'entreprise. Le paiement par les employeurs des jours de congé ou de RTT stockés sur un compte épargne temps (CET), assorti d'une exonération totale de charges salariales et patronales, pourrait également être ouvert. Cette nouvelle « niche » inciterait les entreprises à un versement d'argent auquel elles rechignent souvent. Pour les fonctionnaires, les heures supplémentaires seraient payées, « comme dans le privé », 125 % des heures normales et la monétisation des RTT serait également possible. Nicolas Sarkozy souhaite aussi une négociation pour régler le stock d'heures supplémentaires.

 - Indexation des loyers sur l'inflation et suppression de la caution :

La révision annuelle du loyer en cours de bail dans le parc privé sera désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation et non plus sur l'indice de référence des loyers (IRL), composé, lui, à 60 % de l'indice des prix à la consommation, à 20 % de l'indice du coût de la construction (ICC) et à 20 % de l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement. C'est une deuxième étape après la mise en place, depuis le 1er janvier 2006, de l'IRL, dont la vocation était, déjà, d'amortir les hausses de loyer, jusqu'alors indexées sur le seul ICC. Au deuxième trimestre de cette année, l'IRL a révisé les loyers de + 2,76 %, contre + 5,05 % selon l'indice du coût de la construction. Pour les quelque 6,5 millions de locataires du parc privé, l'économie avoisinerait actuellement 150 euros par an pour un loyer mensuel de 1.000 euros. Les propriétaires, en revanche, pourraient protester contre la perte de rentabilité de leur investissement. Nicolas Sarkozy veut aussi limiter le dépôt de garantie, lors de la location d'un logement, à un mois de loyer, et supprimer la caution en créant un système de mutualisation public. Ces mesures entreraient en vigueur dès le début 2008. 

- Dérogation aux 35 heures contre des augmentations de salaires :

Les entreprises pourront déroger aux accords de branche sur les 35 heures à condition d'octroyer des augmentations de salaires et sous réserve d'accord majoritaire. Dans les branches où il n'y aurait pas de négociations salariales, les allégements de charges seraient remis en cause.

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Pour commenter ces mesures et la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy, je vous renvoie à l'édito de Nicolas Barré ce jour dans lefigaro.fr intitulé "Réformes, Acte II", dont voici la retranscription intégrale :

Avec Nicolas Sarkozy, une réforme en cache toujours une autre. Après avoir mis celle des régimes spéciaux de retraite sur de bons rails, il s’est attaqué hier à un autre tabou français, et pas des moindres, en annonçant la fin des 35 heures.

Loin de marquer une pause dans le rythme de son action, le président de la République a ainsi choisi au contraire de traiter pratiquement de front les deux dossiers sociaux les plus symboliques d’un modèle social français à bout de souffle depuis une génération. Deux dossiers qui, en quelque sorte, conditionnent tous les autres tant ils concentrent de passion.

Ainsi, l’acte II des réformes économiques et sociales est lancé. Aux partenaires sociaux qu’il recevra à l’Élysée à la mi-décembre, il ne propose rien moins que de fixer l’agenda social de l’année prochaine. Il sature le calendrier de rendez-vous lourds pour parler d’allégements de charges, de travail le dimanche, de retraite, de formation professionnelle, de contrat de travail, de représentativité des syndicats et l’on en passe. Parler, mais surtout agir, c’est-à-dire fixer les principes des réformes, tracer les lignes rouges, négocier le reste et légiférer si les acteurs sociaux ne parviennent pas à se mettre d’accord.

Quand d’autres auraient choisi de donner du temps au temps, il répond en substance que les réformes ont déjà trop attendu. On attendait le président de la République sur les gestes qu’il aurait pu faire pour doper immédiatement le pouvoir d’achat, il n’en a rien été. La ligne Fillon, celle d’une gestion rigoureuse de nos finances publiques, l’a heureusement emporté : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses. »

Il a résisté à la tentation classique « d’ouvrir les vannes », péché français récurrent qui a plongé notre pays dans la situation que l’on connaît : trop de déficit, trop de dette, trop de dépenses publiques. Et, au bout du compte, pas assez de croissance. Les Français ne sont pas dupes : ce n’est pas en procédant à plus de redistribution – la France est déjà championne en la matière – que l’on résoudra durablement quoi que ce soit. Il est donc clair qu’il faut aller chercher ailleurs que dans des marges de manœuvre inexistantes les leviers de l’accroissement du pouvoir d’achat. Ailleurs, c’est-à-dire dans la libération de l’économie, dans le renforcement de la concurrence et, surtout, dans la sortie des 35 heures.

En parlant de revalorisation du travail plus que de pouvoir d’achat, piège dans lequel il s’était laissé enfermer, le chef de l’État a renoué avec la rhétorique qui lui avait réussi pendant la campagne électorale. Certes, il reconnaît qu’il y a « un problème de pouvoir d’achat ». Certes, il verse facilement dans le volontarisme – c’est sa tendance naturelle – en se faisant fort d’obtenir des baisses de prix dans les grands magasins.

Mais le cœur du message est ailleurs : sans croissance, c’est-à-dire sans quantité de travail supplémentaire dans l’économie, il est illusoire de prétendre augmenter le pouvoir d’achat. Les 35 heures avaient bridé l’évolution des salaires dans notre pays depuis la fin des années 1990, leur remise en question doit permettre de sortir d’une logique malthusienne du travail et des revenus. C’est un pari sur le travail et la croissance.

Nicolas Barré

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Et puisqu'il est ici question à la fois de finances et de Nicolas Sarkozy et que j'ai l'esprit mutin, au risque de mettre à mal la réputation de ce blog, je ne peux m'empêcher de vous livrer la dernière blague anti-sarkozyste rencontrée au détour d'un commentaire du blog de Christophe Barbier. J'avoue sans peine qu'elle m'a fait bien rire - d'autant que je ne crois pas une seconde au caractère plausible de la chute. Mais pour une fois, les détracteurs du Président se sont donnés du mal, et franchement, cela change.

La scène se passe dans une école française, aux Etats-Unis. L'institutrice présente à la classe un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Le cours commence. L'institutrice :

- Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine. Qui a dit : "donnez moi la liberté ou la mort" ?

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :

- Patrick Henry, 1775, à Philadelphie.

L'institutrice :

- Très bien Suzuki ! Et qui a dit : "l'état est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer" ?

Suzuki lève la main :

- Abraham Lincoln, 1863, à Washington.

L'institutrice :

Excellent Suzuki ! Maintenant, qui a dit "Je vous ai compris" ?

Suzuki lève la main et dit :

- Charles de Gaulle !

L'institutrice regarde les élèves et dit :

- Honte à vous ! Suzuki est japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !

On entend alors une petite voix au fond de la classe :

- Allez tous vous faire f ..., connards de japonais !

- Qui a dit ça ? s'insurge l'institutrice.

Suzuki lève la main et sans attendre dit :

- Général Mc Arthur 1942 au canal de Panama, et Lee Iacocca en 1982 lors de l'assemblée générale de Général Motors.

Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret :

- Y'm'fait vomir ...

L'institutrice hurle :

- Qui a dit ça ?

Et Suzuki répond :

- Dominique de Villepin au Ministre de l'Intérieur pendant un dîner officiel à Paris en 2006.

Un des élèves se lève alors et crie :

- Pomp'moi l'gland !!!

Et Suzuki, sans sourciller :

- Bill Clinton à Monica Lewinsky en 1997 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington.

Un autre élève lui hurle alors :

- Suzuki, espèce de merde !

Et Suzuki :

- Valentino Rossi, 2002 lors du Grand Prix moto en Afrique du Sud.

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :

- Merde, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !

Et Suzuki :

- Jean-Claude Junker à Bruxelles en examinant les finances de la France sous Sarkozy.

Trackbacks

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Commentaires

J’ai écouté avec la plus grande attention le président de la république et j’avoue ne pas avoir été déçu. Je craignais qu’il annonce des « réformettes » pour faire patienter et bien non, il a tranché dans le vif.

Nicolas Sarkozy a évité le piège qui aurait été d’accentuer les déficits publics par de nouvelles mesures dites sociales, il a évité les mesures étatistes telles que l’encadrement des loyers qu’a proposé Hollande. Concernant le pouvoir d’achat il a annoncé 2 mesures phares qui me paraissent de bon sens. En effet bien que nous soyons en période de Noël, Nicolas Sarkozy n’a pas joué les pères Noël. La première mesure c’est l’échange de RTT contre du salaire, la seconde la défiscalisation des primes pour les entreprises de moins de 50 salariés.

L’échange de RTT contre du salaire doit se négocier par branches. Il s’agit donc d’une mesure incitative, c’est à dire le contraire de l’étatisme. Il est évident que c’est une attaque directe contre les 35 h. Je regrette simplement que le président est appelé un « acquis social » ce qui est une hérésie économique. Il propose un système bien connu des assurances le bonus-malus. Il faut qu’il y ait dans l’entreprise un accord majoritaire pour avoir le bonus, dans le cas contraire les allégements de charges seront remis en cause, c’est le malus.

D’autres mesures viendront s’ajouter à ces 2 mesures phares. L’augmentation des loyers qui sera indexée sur l’indice des prix à la consommation et non plus sur celui des prix à la construction. la répercussion des ristournes des grandes surfaces aux consommateurs. D’autre part les fonctionnaires ne sont pas oubliés puisque les heures supplémentaires seront majorées de 25 %.

Ce faisant Nicolas Sarkozy à non seulement répondu aux préoccupations des français mais également aux socialistes et à Bruxelles.

Concernant le PS François Hollande avait annoncé certaines mesures avec en autres le doublement de la prime pour l’emploi et la remise en œuvre de la TIPP, 2 mesures qui auraient creusé nos déficits publics et irrité Bruxelles. Sarkozy a donc renvoyé Hollande et ses mesures étatistes dans les cordes. Les socialistes ont toujours fait du social à crédit.

Concernant Bruxelles qui n’en doutons pas devait être vigilant , le président n’a pas annoncé de mesures coûteuses pour les finances publiques. Il n’y aura donc pas de rappel à l’ordre

Par ailleurs Nicolas Sarkozy va à nouveau poser la question du travail le dimanche. J’y suis pour ma part très favorable pour des raisons que j’avais exposées dans un précédent billet.

http://damocles.hautetfort.com/economie/

J’ai tout de même un regret. J’aurais voulu que le président rappelle aux donneurs de leçons que la baisse du pouvoir d’achat de ces dernières années est essentiellement due aux 35 h dont les conséquences auront été entre autres le blocage des salaires pendant 3 ans. Une piqûre de rappel aux socialistes ne leur aurait pas fait de mal. Ne doutons pas un seul instant qu’ils disent déjà que Sarkozy n’a rien dit de concret, que les mesures annoncées seront difficilement applicable voire pas du tout. Mais si le déblocage des fonds de participation est pas une mesure concrète, alors la mauvaise foi n’est pas très éloignée.

Alors bien sur je ne vais surprendre personne en disant que j’ai trouvé Nicolas Sarkozy très bon, il a tenu comme à l’accoutumée un langage franc, dénué de toute démagogie. C’est la première fois qu’un président de la république propose l’ouverture d’une conférence sociale et l’élaboration d’un agenda social. Le dialogue social est bien présent.

Ecrit par : flamant rose | 30.11.2007

:-) (la blague)
ce qui m'a plu c'est qu'il choisisse ce jour là pour faire son intervention. Une bonne réponse à certains...

Ecrit par : Thaïs | 30.11.2007

Heureusement qu'il y avait les 35 h parce que sinon je ne vois pas de quoi il aurait parlé, Nicolas SARKOZY notre bon Président de la République Française.
Si vous aviez la bonté de m'expliquer (et de me démontrer) comment ce qui a été annoncé hier va changer quelque chose (et notamment, si je comprends bien, créer de la croissance) je suis preneur.
Quant aux affirmations du genre "...la baisse du pouvoir d’achat de ces dernières années est essentiellement due aux 35 h", je serai vraiment intéressé que vous m’indiquiez les études (sérieuses) qui le démontrent.
Mais pitié, pas de slogans creux et vides : du concret, basé sur des chiffres (et des hypothèses), de l’économie quoi, pas de la démagogie parce que ça je n’ai pas besoin de vous pour en trouver à profusion.

Merci

Ecrit par : Emir Abel | 30.11.2007

J'ai aussi tiqué sur "l'acquis social" des 35 heures, dommage !
Par contre ai apprécié qu'il remette les pendules à l'heure à propos du paquet fiscal pour les riches ! Reconnaissont que sur ce coup là - comme sur la TVA sociale à l'époque - le gouvernement n'a pas été très bon en matière de com ! Pas une émission ou une interview où l'on ne parle de ces fameux cadeaux aux riches !
Sinon j'ai trouvé NS très bon !

Ecrit par : Caroline | 30.11.2007

"En parlant de revalorisation du travail plus que de pouvoir d’achat, piège dans lequel il s’était laissé enfermer..."

Autrement dit après avoir fait de la hausse du pouvoir d'achat son slogan de campagne, et ne pouvant pas tenir ses promesses, il passe à autre chose et décide de causer .... boulot !

Ben voyons. Et vous continuez à le trouver formidable ?!

Ecrit par : RST | 30.11.2007

Flamant Rose,

Merci pour cette analyse. Si vous désirez y consacrer un billet à part entière, n'hésitez pas ;-)

Thaïs,

J'ai dû louper une étape, mais elle avait quoi de particulier, cette journée du 29 novembre?

Emir Abel,

S'il n'y avait pas les 35 heures, "notre bon Président" n'aurait peut être pas non plus à traiter le problème du pouvoir d'achat de façon aussi urgente. Ah, mais j'oubliais, vous voulez des chiffres... pour mieux nous expliquer qu'ils ne sont pas valables, je suppose?

http://www.ifrap.org/6-actualite/Colloque-2002-10/tmocilnikar.PDF

Caroline,

Je n'avais pas entendu "l'acquis social". Mais je suis d'accord avec vous sur la nécessité de mieux communiquer sur la question. Ce serait a priori le boulot de Laurent Wauquiez, tous les autres ayant la tête dans le guidon. Il devrait ouvrir un méga blog pour garder contact avec ce qui se fait de mieux en matière de contestation...

RST,

Il ne tient pas ses promesses? Parce que vous savez déjà que les mesures annoncées hier, mises en oeuvre en janvier, ne vont avoir aucun impact sur le pouvoir d'achat?

Sinon, oui, je continue à le trouver formidable.

Ecrit par : damocles | 30.11.2007

Je ne suis absolument pas calée en économie, et m'abstiendrai donc de commentaires quant à l'impact possible des mesures proposées sur le pouvoir d'achat.
Je resterai donc dans le registre de la légèreté: pour ce qui est de la blague, j'en ai déjà entendu bien des versions. Et la chute que je connaissais était Suzuki répondant au "merde, j'ai jamais vu un bordel pareil" par un "François Hollande, en voyant l'état actuel du PS".

Ecrit par : RoseNoire | 30.11.2007

Thais,

Ca y est, j'ai compris : 30 novembre = journée sans Sarkozy. Effectivement, c'est raté... Try again.

Rose Noire,

Mince, c'est cette version que j'aurais dû raconter... Je me disais bien qu'il y avait quelque chose qui clochait ;-)

Ecrit par : damocles | 30.11.2007

@Damocles
1) Vous n'avez démontré ni pourquoi ni comment les mesures annoncées vont avoir un effet positif sur la croissance
2) Désolé mais je ne vais pas argumenter à partir du document de propagande que vous proposez vieux de 5 ans et basé sur des sondages d'opinion ! . Ce que j'attendais c'est une étude économique neutre et objective démontrant l'impact négatif des 35 h sur le pouvoir d'achat. Mais ne vous embêtez pas, à ma connaissance, ce genre de document n'existe pas car aujourd'hui personne n'est en mesure de dire quel a été l'impact réel, qu'il soit bon ou mauvais. Un peu d'honnêteté dans les débats serait salutaire !.

Ecrit par : Emir Abel | 30.11.2007

Emir Abel,

La plupart de ces chiffres viennent de la DARES, d'autres de l'OCDE. Je ne sais pas où vous avez trouvé un sondage d'opinion.

Cela dit je n'attendais d'autre réaction que celle que vous eûtes, à savoir remettre en cause la crédibilité de l'étude pour n'avoir pas à parler du fond. C'était la stratégie de Royal durant la dernière présidentielle avec Sarkozy, c'est encore celle du PS. C'est une stratégie éventée et stérile, mais elle a encore beaucoup d'adeptes, faut-il croire.

Pour ce qui concerne les mesures annoncées, je ne démontrerai rien du tout. D'une part j'en serais incapable à main levée, et je n'ai pas le temps ce soir ; d'autre part vous venez de prouver que vous vous réclamez d'une honnêteté dans les débats que vous n'avez pas. Donc j'attends de voir les effets, mais j'ai confiance dans leur caractère positif, c'est tout.

Ecrit par : damocles | 30.11.2007

@Damocles
Si vous ne lisez même pas les textes que vous proposez.
C'est pas un sondage ça :

62 % des Français pensent que les 35 heures ont un impact
plutôt négatif sur l’économie.
Sondage IFOP réalisé par téléphone auprès d’un échantillon de 930 personnes de plus de 18 ans, en décembre
2001.
76 % des Français souhaitent l’assouplissement des 35 heures
et la possibilité pour les entreprises de recourir davantage aux heures
supplémentaires, ne serait-ce que pour pouvoir le cas échéant, « travailler plus
pour gagner plus ».
Source : Sondage exclusifCSA – France 3 – Radio France – Orange, réalisé par téléphone le 14 juin 2002,
auprès d’un échantillon national représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plis, constitué d’après la
méthode des quotas.

Ecrit par : Emir Abel | 30.11.2007

Emir Abel,

Si, je l'ai lu. Mais je ne pouvais croire que vous iriez jusqu'à traîner la rhétorique dans le ruisseau boueux de cet argument qui consiste à réduire un document de 30 pages à une seule d'entre elles, sur laquelle n'est par ailleurs en rien basée l'analyse qu'il propose.

Ecrit par : damocles | 30.11.2007

http://tunisie-harakati.mylivepage.com
Il faut appliquer les solutions de Sarkozy et voir à court ou long terme ce que cela peut donner. Toutes les solutions sont bonne à prendre, à étudier et à analyser.
Pour l'instant d'autre sujet, en dehors du pouvoir d'achat demeure tout aussi important, notamment les droits de l'homme.

Ecrit par : Freddy | 02.12.2007

Comme certain(e)s, je ne me permettrai pas de juger de l'impact des propositions du Président sur le pouvoir d'achat, n'ayant pas les compétences pour cela (et tout n'est pas mesurable stricto sensu). Je ne peux que me réjouir qu'il n'ait pas cédé à l'habitude si ancrée de distribuer de l'argent que les caisses de l'Etat n'ont plus depuis longtemps.
Même Pierre Méhaignerie, vice-président de l'UMP, sur itv la veille de l'intervention de Nicolas Sarkozy, espérait qu'il annoncerait un doublement de la prime pour l'emploi !!!!

Mais comme tous, je suis très "chagrinée" de voir de quelle façon est perçu et véhiculé le fameux paquet fiscal, supposé n'être que cadeaux pour les "riches".
Il est de bonne guerre (en tout cas pas surprenant) que la gauche le martèle.
En revanche, il est assez incroyable que TOUS les journalistes radios/TV laissent passer ces propos sans rectifier, alors qu'ils sont censés connaître la loi et faire de l'information impartiale.
Il suffit pourtant de lire la loi de finances 2008 pour comprendre !

- 6 milliards d'euros financent le développement des heures supplémentaires par exonération des impôts et charges sociales.
De plus, seuls 490 millions sont affectés à l'impôt sur le revenu : ce qui signifie que le reste (5,5 milliards) est au bénéfice des Français non-imposables.

Ce sont des "riches" ?

- 4 milliards couvrent les crédits d'impôts pour acheter sa résidence principale, plafonnés à 7500 euros/an.

Faut-il être riche pour être propriétaire de son logement ? 80% des Espagnols le sont contre moins de la moitié des Français.

- 2,5 milliards couvrent les exonérations de droits de succession des enfants héritant de 150 000 euros (pour le conjoint survivant, exonéré, il y a simplement report de ces droits à son propre décès, acquittés par les héritiers).

Faut-il vraiment être riche pour hériter de 150 000 euros ?

- Reste seulement 1,5 milliard d'euros pour mettre le bouclier fiscal en conformité avec ce qui se fait chez nos voisins et dans les pays occidentaux, et la réduction de l'impact de l'ISF !

Est-ce vraiment scandaleux, pour retenir nos "riches" et leur permettre de contribuer au sauvetage général de ce pays, ou est-ce plus intelligent d'en laisser un par jour partir payer ses impôts ailleurs ?
Quand on sait par ailleurs que l'évasion fiscale dûe à une imposition trop lourde, est évaluée à 32 milliards d'euros ! Même la Suède, socialiste depuis 70 ans a compris qu'elle avait tout intérêt à annuler l'ISF !!

Evidemment, les retombées de ces mesures qui sont des non-rentrées fiscales, et non des cadeaux au sens strict, ne peuvent pas être évaluées avant un certain temps !

Ecrit par : Anne | 02.12.2007

Désolé de ne pas avoir de chiffres précis mais les 35 heures ont effectivement entrainé

- une limitation des salaires (annoncée par Jospin qui parlait de modération à prévoir) et une disparité des SMIC,

- une lourde de charge sur le budget de l' Etat qui finance le dispositif.

Ecrit par : Erick | 05.12.2007

Quant à l' histoire, elle a également mis en scène Streiff lorsqu' il est arrivé chez Airbus pour le temps que l' on sait.

Ecrit par : Erick | 05.12.2007

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