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29.10.2007

C'était De Gaulle, par Flamant Rose

Le 9 novembre 1970, une voix s’est éteinte.

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Une voix s’est levée dans un désert immense,

Appelant à l’espoir, à la foi, à l’honneur,

Insufflant au pays et son âme et son cœur,

Ce fut le dix-huit juin, ce fut la résistance.

 

Une voix s’est levée, ruminant la confiance,

Apaisant le courroux, les affres de la peur,

Et conjurant la chute au gouffre du malheur,

Le soleil des nations revit briller la France.

 

La voix s’est éloignée, mais son écho sonore,

Sur le monde étonné, retentissait encore,

Dans un soudain silence empreint de nostalgie,

La grande voix s’est tue au bout de son effort,

Mais son âme survit : De Gaulle n’est pas mort,

Et son cœur bat toujours au cœur de la patrie.

Flamant Rose

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1. De Gaulle : L’Essor

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Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890 au 9 rue Princesse à Lille dans la maison de ses grands parents. Ses parents Henri de Gaulle et Jeanne Maillot étaient cousins issus germains. A cette époque, il était d’usage de baptiser les enfants le jour même de leur naissance. Il en fut ainsi pour Charles alors âgé de 12 heures à l’église Saint André. Mais c’est à Paris qu’il grandit et fit ses études, à l’école Saint Thomas-d’Aquin, jusqu’à 10 ans, puis dès la sixième chez les Jésuites. Sa pensée était-elle déjà prémonitoire lorsque en 1908, lors d’une retraite à Mouvaux, il prononça ces mots :

« On reproche aux élèves des jésuites de manquer de personnalité : nous saurons prouver qu’il n’en est rien. L’avenir sera grand car il sera pétri de nos œuvres ». 

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Sa vocation militaire l’amènera à faire Saint-Cyr. Reçu au concours, il sera obligé par la loi du 21 mars 1905 de servir pendant un an dans un corps de troupe. Il choisira le 33ème régiment d’infanterie basé à Arras. Il sortira de l’école 13ème sur 121. Au mois d’août 1914, l’Allemagne déclare la guerre. Le 33e RI est mobilisé sur la frontière Belge où il est chargé de défendre la Meuse. Le 15 août au matin, face aux allemands le 33e RI ne tient pas. Une pluie de balles et d’obus s’abattent sur la ville et sa population. Les renforts arrivent vers 11 h et la ville est reprise à 18 h. Au cours de la journée, il y aura 1000 morts, dont 12 officiers. Le lieutenant Charles de Gaulle figure parmi les blessés et il sera hospitalisé à Charleroi. Soigné et guéri, le lieutenant de Gaulle sera en décembre 1914 sur le front de Champagne. Il y sera fait capitaine. C’est le 2 mars 1916 à Douaumont que de Gaulle est fait prisonnier. Il sera interné dans plusieurs camps d’officiers jusqu’à la fin de la guerre.

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Charles de Gaulle se marie le 7 avril 1921 avec Yvonne Vendroux, née le 22 mai 1900 et issue d’une vieille famille bourgeoise de Calais. Ils iront en voyage de noces sur le Lac Majeur en Italie.

Au cours des années 1930, Charles de Gaulle est un officier contestataire, mais il n’est pas isolé. Chaque semaine plusieurs hommes, dont de Gaulle, se réunissent autour du lieutenant colonel Mayer. Parmi ceux-ci, l’un d’eux aura une influence énorme sur la vie du futur général : il s’agit de l’ariégeois Etienne Repessé. Les années 30 sont d’une importance capitale quant à la formation de la pensée politique gaullienne. On  estime que de Gaulle a pu élaborer une ébauche de doctrine politique qui va dans le même sens que celle des personnalistes, notamment dans la volonté de dépasser la droite et la gauche et d’intégrer dans la démocratie même la critique de la démocratie, celle de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. En cela, il a su dépasser un patriotisme traditionnel et a permis plus tard, sous la Vème République, d’opérer l’entrée de la France dans le monde moderne.

Le 21 mars 1940 Paul Reynaud succède à Daladier. Il nomme de Gaulle général à titre temporaire et fait appel à lui comme sous-secrétaire d’état à la guerre. Il ne le sera que 15 jours, car les allemands occupent Paris et le 14 juin de Gaulle est envoyé à Londres. De Gaulle a t-il douté de la volonté de Paul Reynaud de rester dans le camp des partisans ?

Reynaud est mis en minorité par son gouvernement et par un état major qui flanchent. Il fait alors appel à Pétain, cette initiative va se révéler désastreuse. Le maréchal vieillissant se prononce pour le dépôt des armes. Reynaud l’ignorait, de Gaulle lui le savait. Minoritaire Reynaud démissionne, Pétain prend sa place et demande aussitôt l’armistice : nous sommes le 16 juin 1940. Jamais de Gaulle ne pardonnera à Reynaud d’avoir baissé les bras face au défaitisme. 2 jours plus tard, le 18 juin, ce sera le fameux appel.

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Toutefois l’entrée du général de Gaulle dans le gouvernement de Paul Reynaud le 5 juin 1940 aura été un événement important car sa fonction ministérielle donnera plus de poids à sa présence à Londres et à ses appels à la résistance. En 1958 lorsque le général sera de retour aux affaires, Paul Reynaud le soutiendra et de Gaulle le nommera président du conseil consultatif. Il sera ainsi avec Michel Debré l’un des pères de la constitution de la Vème République. Plusieurs sujets d’opposition vont s’accumuler entre les 2 hommes. La brouille est consommée en 1962. Lorsqu’il mourra en 1966 De Gaulle n’assistera pas à ses obsèques. 

2. De Gaulle : Le libérateur

De 1940 à 1944 et après l’appel de de Gaulle, un homme fut la voix de la France : C’était Maurice Schumann. C’est lui qui à la radio de Londres parla au nom de la France libre. Plus tard il confiera que bien que porte parole de de Gaulle, il n’a jamais reçu de directives concernant les messages à faire passer. Jamais il n’a trahi la pensée gaulienne et le général dira de lui : "il fut l'un des premiers, l'un des meilleurs, l'un des plus efficaces". Bien que Churchill ait signé un accord le 7 août la situation se compliqua car pour  les anglais la priorité étaient leurs relations avec les Etats Unis. Or comme les EU avaient un ambassadeur à Vichy, les anglais refusaient de reconnaître en de Gaulle l’expression de la souveraineté française. La situation s’est encore plus compliquée après le débarquement en Afrique du nord pour finalement s’arranger grâce à un homme mené par le général et qui s’installa à la préfecture. Cet homme peu connu s’appelait François Coulet. 

C’est le 25 juillet 1940 que en provenance d’Espagne arriva à Londres un certain « capitaine Leclerc ». Entre De Gaulle et lui il y aura des désaccords, mais Leclerc restera toujours fidèle à De Gaulle. Lorsque les 2 hommes se rencontrent pour la première fois Leclerc a 37 ans, mais ce nom de Leclerc est un pseudonyme utilisé pour la clandestinité : en fait l’homme s’appelle Philippe de Hauteclocque. Après l’enfer du Nord Leclerc est arrêté par les allemands ; il réussira à leur faire croire qu’il est père de 6 enfants et réformé militaire. Les allemands le laisseront repartir et Leclerc retourne au combat. Il sera blessé à la tête par les éclats d’une bombe. Après avoir passé quelques jours avec son épouse réfugiée à Libourne en Gironde il retrouvera De Gaulle. Il se rendra ensuite au Nigéria préparer le ralliement du Cameroun à la France Libre. Il est nommé colonel. De Gaulle en fera un compagnon de la Libération. L’Indochine séparera les 2 hommes sur le plan de la stratégie - mais c’est une autre histoire.

Le 28 novembre 1947 au matin, Leclerc doit quitter Oran pour Colomb-Béchar. Il fait mauvais, le vent est violent, il n’y a pas de visibilité mais le voyage n’est pas reporté. L’avion va s’écraser et on retrouvera un morceau de la canne de Leclerc, son insigne, sa chevalière et son stylo. En 1952 il sera fait Maréchal de France à titre posthume. A sa mort il avait 45 ans. Quel aurait été son destin ? Aurait-il rivalisé avec de Gaulle ?

L’un des très proches collaborateurs de de Gaulle à Londres est André Dewavrin plus connu sous le nom du Colonel Passy. Il est resté au côté du général de 1940 à 1944 .Ce fut l’homme des renseignements. Il est partie prenante de toutes les opérations parties de Londres ainsi que des décisions qui y sont prises. Plus tard il participera à la fondation du RPF et au comité de soutien pour le retour du général en 1958.

L’un des cas les plus épineux qu’eut à traiter le général de Gaulle fut le cas Thorez. Ce n’est pas n’importe qui, le sapeur Thorez, il est le secrétaire général du parti communiste français. Il est mobilisé le 3 septembre 1939. Au lendemain du pacte germano-soviétique le PC lui donne l’ordre de déserter. Il quitte alors son unité et avec l’aide de 2 militantes ; il gagne la Belgique puis l’URSS via la Suède. Il est condamné à 6 ans d’emprisonnement par le tribunal d’Amiens. A l’automne 1944, le PC demande son retour. Staline lui même intervient auprès de de Gaulle en disant « A votre place je ne le ferai pas fusiller, c’est un bon français » ce à quoi le général répond: "Le gouvernement français traite les français en fonction de ce qu’il attend d’eux". A son retour Thorez reprendra sa place à la tête du parti et de Gaulle lui accorde la grâce amnistiante le 6 novembre 1944. Le PC se montre conciliant en approuvant la dissolution des milices patriotiques et la bataille pour la production en particulier dans les Houillères. A cet égard le discours de Waziers le 21 juillet 1945 est resté célèbre. Dans ses Mémoires, De Gaulle dit avoir eu alors ces paroles : "je considère que le retour de Maurice Thorez à la tête du parti communiste peut comporter, actuellement, plus d’avantages que d’inconvénients". Quand au colonel Passy il dit : "j’aime mieux voir à la tête du parti communiste, un homme qui gardera toujours, accroché aux fesses, la casquette de déserteur, plutôt qu’un authentique résistant comme Tillon par exemple". Pour autant, cette mansuétude envers Thorez fut très critiqué dans certain milieux y compris parmi les gaullistes.

C’est le jeudi 11 octobre 1945 que de Gaulle au cours d’une allocution à Bruxelles jettera pour la première fois l’idée d’une union européenne. A partir de là les historiens divergent. Certains d’entre eux considèrent que la traversée du désert dans la vie du général couvre la période de janvier 1946 (démission du chef du gouvernement) à juin 1958 (retour au pouvoir). Pour d’autres elle ne commence qu’en 1954 à la mise en sommeil du RPF.

3. De Gaulle : le chef d’état

Je livre ici l’analyse que faisait  Pierre Lefranc le 16 octobre dans Nord Eclair. Bien que de nombreux livres aient été écrits sur le général De Gaulle et que je possède les ouvrages écrits par lui même, le journal Nord Eclair a fait il y a un peu plus de 20 ans et en 3 volumes  une remarquable reconstitution de la vie du Général. Je possède ces documents exceptionnels et rares. 

La situation de la France

Au printemps de 1958 la IVe république se trouve en grande difficulté. L’instabilité des gouvernements a ruiné la confiance, la situation financière est critique et la crise algérienne apparaît sans issue. Une manifestation au cours de laquelle le gouvernement général d’Algérie se trouve investi va porter le coup de grâce à un régime qui a perdu son autorité. L’opinion se tourne vers le seul recours possible, le général de Gaulle, enfermé dans sa retraite de Colombey et dont la dernière intervention remonte à prés de trois années (conférence de presse du 30 juin 1955, suivi du 13 septembre d’une mise en sommeil du RPF).

Mais les partis n’ignorent pas que le grand dessein du général demeure la réforme des institutions par la mise en place de structures de nature à assurer leur stabilité et la séparation des pouvoirs, deux éventualités qui ramèneraient à un rôle secondaire leurs instances, lesquelles s’étaient pendant une décennie, approprié le privilège de faire et défaire les gouvernements de la France. Les partis vont donc s’efforcer de barrer la route à celui vers lequel les regards sont tournés : il faudra la noble intervention du président de la république, René Coty, pour que se mette en marche la procédure constitutionnelle d’appel au général.

Combien grand est le risque que celui-ci accepte. L’autorité du premier résistant de France est intacte et il va jeter son immense crédit dans une entreprise qui paraît sur les plans politiques et économiques des plus difficiles. 

Le drame algérien

Les données du drame algérien qui obscurcit tout l’horizon sont complexes : engagement de l’armée, angoisse des français d’Algérie, divisions et méfiance des dirigeants de la rébellion, émotivité de l’opinion métropolitaine. Dès le début, De Gaulle est convaincu de l’impossibilité de l’intégration comme citoyen français de neuf millions de musulmans. Interrogé dans sa dernière conférence de presse de 1955 sur le destin des pays d’Afrique du nord dont l’Algérie, il avait répondu qu’il ne voyait pas d’autre solution que la substitution de l’association à la domination. Il va donc manœuvrer pour faire évoluer les esprits dans le sens de l’autodétermination, long travail de persuasion qui se heurtera à toutes les incompréhensions et à tous les sectarismes.

Les choix du général et son bilan

Ayant choisi et fait respecter l’évolution conforme à la vocation de la France, championne du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, libéré de ce poids, de Gaulle s’emploiera à restaurer la position de son pays dans le monde en manifestant son indépendance vis à vis des grands blocs. Durant cette période de renouveau, l’activité industrielle se développera, provoquant une hausse spectaculaire du niveau de vie, et les bases d’une participation des salariés aux fruits des entreprises seront jetées. De nombreuses réformes verront le jour dans des domaines aussi divers que l’enseignement, la justice, la recherche scientifique, la régionalisation, et la grande tâche de la décolonisation sera menée à bien dans l’amitié et l’harmonie.

La France sera dotée de l’arme nucléaire, garantie de sa sauvegarde. De même interviendra, décidé par référendum, la profonde novation que constitue l’élection du président de la république au suffrage universel.

Le malaise qui secoue la jeunesse de la plupart des grands pays libres n’épargne pas la France et après la montée d’une fièvre révolutionnaire, De Gaulle rétablira l’autorité de l’état. 

Le général se retire définitivement

Souhaitant ajouter une pierre supplémentaire à l’édifice, cherchant également une nouvelle manifestation pour poursuivre son œuvre, il engage une fois de plus son crédit dans un référendum. Cette fois, la majorité lui manque et alors que rien ne l’y oblige il donne sa démission et regagne sa retraite.

C’est le terme d’une période durant laquelle la France est apparue stable, forte et rayonnante, compréhensive et généreuse, partenaire pour les grands, soutien pour les petits.

De Gaulle reprend sa plume de mémorialiste et frappe du sceau de l’espoir le récit de ses derniers combats. Hélas la vie lui sera brutalement retirée avant qu’il parvienne à délivrer l’ensemble de son message. 

4. Que reste t-il du gaullisme ?

Le général a écrit : « Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard, une nouvelle source d’ardeurs nouvelles dès que j’aurai disparu ». Que peut-on penser aujourd’hui ?

C’est un fait que l’homme et ses choix sont toujours présents dans notre vie publique. Souvent encore son nom paraît dans les journaux. La constitution qu’il a proposé aux français démontre sa solidité, la volonté d’indépendance qu’il a affirmé, son souci de coopération, l’intérêt porté aux pays en vois de développement inspirent toujours notre politique étrangère.

Dans le domaine de la défense, notre stratégie nationale repose toujours sur le principe de la dissuasion, enfin, dans le secteur social, quels que soient les gouvernements, ceux-ci s’efforcent de mettre en œuvre des méthodes d’information, de concertation et de participation qui se substituent aux slogans stériles de la lutte des classes. Ainsi la marque laissée par Charles de Gaulle dans l’histoire se révèle-t-elle chaque jour plus profonde.

Dans son troisième tome, Nord Eclair fait état de ce que rapporte André Malraux dans son ouvrage Les chênes qu’on abat, une boutade qui en dit long peut être sur l’image que de Gaulle avait de lui même :

« Au fond vous savez, mon seul rival international, c’est Tintin ! Nous sommes les petits qui ne se laissent pas avoir par les grands. On ne s’en aperçoit pas à cause de ma taille. »

5. De Gaulle le rassembleur et sa dernière victoire

René Rémond commentant un sondage disait que les différences entre générations, les écarts entre familles politiques, pour être significatifs, ne sont pas considérables. Ses admirateurs sont beaucoup plus nombreux que la famille politique qui se réclame de son nom et revendique son héritage. Si bien que de Gaulle appartient à la France entière et fait partie du patrimoine commun, c’est un bien de famille de tous les français.

Jean Mauriac écrivait en 1980 que de Gaulle était plus présent que jamais dans la vie politique du pays. Les hommes politiques, aujourd’hui, font sans cesse référence à lui. Beaucoup se situent par rapport à lui et à ses grandes options nationales. Sa politique qui, de son vivant, aura soulevé tant d’incompréhension de la part de certains, tant d’hostilité de la part d’autres, a de moins en moins d’adversaires. Il est parvenu à réunir, à rassembler sur son nom, donc sur une certaine idée de la France, ces français qu’il n’avait pas pu réunir de son vivant. C’est sa dernière victoire.

Lors de l’inauguration du musée de la rue Princesse le 20 novembre 1983, Pierre Mauroy alors premier ministre eut ces paroles :

"Charles de Gaulle appartient à l’ensemble des français, même s’il est vrai qu’il eut à chaque étape des compagnons et des adversaires. Chacun de nous porte en lui aujourd’hui une part de son message. Qu’aurait pu espérer de plus Charles de Gaulle que d’être ainsi, au-delà de sa vie d’homme, un élément de cohésion et de rassemblement des français."

Flamant Rose

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 L'acte de naissance de Charles de Gaulle

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Charles De Gaulle et ses frères et soeurs en 1900 (Charles est le 2ème en partant de la droite).

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Trackbacks

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Commentaires

@ Damoclés,

Merci de la mise en page de mon texte. Vous l’avez rendu remarquablement lisible à la fois par la mise en valeur du texte, mais aussi par le placement des photos où il le fallait

Aux lecteurs de ce texte,

En le relisant je m’aperçois qu’une énorme faute d’orthographe m’a échappé. J’ai écrit « Henri de Gaulle et Jeanne Maillot était cousins » il faut bien sûr « étaient ».

Aux journalistes de Nord Eclair,

Bien qu’il y ait déjà plus de 20 ans (en 1986) que les documents de « Nord éclair » sont sortis, je remercie les journalistes de l’époque. Ce sont maintenant des documents exceptionnels et une mine d’informations pour le gaulliste que je suis. On y trouve des interviews des proches du général et des faits que de Gaulle n’a pas voulu écrire dans ses mémoires pour des raisons qui ne regardent que lui.

Ecrit par : flamant rose | 29.10.2007

Voilà, c'est corrigé ;-)

Ecrit par : damocles | 29.10.2007

Merci Flamant Rose !
Il a raison P.Mauroy car ce qui prouve que c'est un Grand Homme c'est qu'aujourd'hui tout le monde y fait référence. Cependant "élément de cohésion" ce n'est pas sûre car j'ai le sentiment que beaucoup se réfère à cet homme comme un argument en soi irréfutable et qui n'appelle aucune contradiction. On utilise cet argument à mauvais escient comme un joker et c'est véritablement déplaisant car le contenu est complètement vidé de son sens. Il conviendrait comme vous le faites si bien de réhabiliter l'homme et ses idées.

Ecrit par : Thaïs | 29.10.2007

@ Flamant rose & Damocles

Merci pour ce bien beau texte. Je vais mettre un lien sur mon blog dans les prochains jours.

Amitiés gaullistes.

Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 29.10.2007

Un éloge de de Gaulle sur un blog sarkosiste. Sarkosy le président libéral, atlantiste européiste...
De Gaulle au moins lui respectait les votes des français!
C'est étonant voir décalé en ces jours ou la France se donne en la personne de son président à Washington et à Bruxelles.

Ecrit par : petermac | 29.10.2007

Merci flamant rose pour votre nouvelle intervention. Rappeler qui fût de Gaulle, récupéré honteusement par tous et en particulier ceux qui l'auraient combattu avec la plus grande énergie, c'est faire oeuvre de salubrité publique.

Bravo également pour votre exposé d'une trés grande limpidité sur la loi de l'offre et sur la demande : comme quoi, ce qui se conçoit bien s'exprime clairement, et peut être compris par tous.

Ecrit par : Eloïse | 29.10.2007

Le gaullisme de Sarkozy : zéro pointé !


C'est clair pour le commun des mortels. Nicolas Sarkozy utilise le général de Gaulle pour redorer son blason.
Profitant de l'inauguration de l'Historial Charles de Gaulle ce vendredi 22 février, le Président de la République s'est octroyé une "parenthèse gaulliste" comme aiment à le faire remarquer les médias qui ont couvert l'évènement.
"Ce n'est pas le moindre des paradoxes de l'histoire de notre pays que d'avoir unanimement célébré la mémoire du grand homme alors que tout au long de son existence sa légitimité fut contestée" précise dans son allocution Nicolas Sarkozy, pensant ainsi positiver l'effondrement vertigineux de sa popularité dans les sondages d'opinion.

Mais, faut-il le rappeler, la légitimité du Général n'a jamais été contestée que par ses éternels adversaires des "féodalités" que le fondateur de la Vème république vilipendait dans le monde politique et syndical.
En toute occasion, et toujours, le général de Gaulle a bien pris soin d'emporter le soutien du peuple souverain. Battu le 27 avril 1969 lors du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, il a mis immédiatement un terme à son mandat. Une leçon de démocratie que nos élites politiques actuelles devraient méditer !

Nicolas Sarkozy peut affirmer sans cesse, et comme une excuse à sa trahison, que nul ne peut prétendre savoir ce que le Général dirait aujourd'hui de la situation de la France, mais il ne saurait ignorer ce que le fondateur de la Vème république a toujours refusé : mettre en œuvre une politique sans l'adhésion des Françaises et des Français.

J'ai souvent eu l'occasion d'émettre ici des réserves, bien plus, des critiques sur les initiatives et actions du Président Chirac : cohabitation, quinquennat, construction européenne, pour ne citer que les plus criantes. En revanche, j'ai pu apprécier à sa juste valeur la position qu'il a défendue dans l'affaire irakienne malheureusement toujours d'actualité. De même, s'il n'a pas tiré toutes les conséquences de son échec référendaire le 29 mai 2005 sur le traité établissant une constitution européenne, laisser le peuple se déterminer souverainement après un large débat contradictoire peut être mis à son actif.

Aussi :
- la politique "show-biz" du locataire actuel de l'Elysée et ses égarements verbaux de plus en plus nombreux dénaturent la fonction présidentielle ;
- la ratification du protocole européen de Lisbonne par les seuls parlementaires, véritable coup de force contre les Français, entame gravement sa légitimité ;
- l'alignement inconditionnel de sa politique étrangère sur celle des Etats-Unis met, en conséquence, un terme à la politique d'indépendance initiée par le général de Gaulle et poursuivie jusqu'aujourd'hui par ses successeurs ;
- sa volonté maintes fois affirmée d'intégrer les forces militaires françaises dans les structures de l'Otan contrairement à ce que le Général a décidé le 7 mars 1966 en sortant la France du commandement de l'Otan et en exigeant la fermeture immédiate des bases US sur le territoire national ;
- la transformation de notre propre texte fondamental qu'il nous concocte à partir du rapport Balladur, rompant les équilibres de nos institutions qui font la force de la constitution gaullienne ;

... représentent tant de ruptures profondes avec le gaullisme authentique qu'il m'arrive, chaque jour un peu plus, à regretter néanmoins la présidence de Jacques Chirac.


Alain KERHERVE
www.gaullisme.fr

Ecrit par : kerhervé | 26.02.2008

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